Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, appelle les autorités congolaises à fournir des explications publiques sur les soupçons de blanchiment d’argent visant des proches du président Félix Tshisekedi en Belgique.
Dans une déclaration, il critique notamment le silence observé, selon lui, par la présidence de la République et certains responsables congolais face à cette affaire.
« Vous devez rendre des comptes aux Congolais et Congolaises ! », lance Jean-Claude Katende, qui s’interroge sur la décision de la présidence d’interdire à ses membres tout contact avec l’ambassade de Belgique, sans donner, selon lui, d’explications à la population sur les faits reprochés.
Pour le défenseur des droits humains, les autorités devraient d’abord clarifier la réalité des accusations avant de qualifier les perquisitions menées en Belgique de « complot politique ».
« Avant de dire que les perquisitions sont un complot politique, il faut d’abord expliquer : les faits sont vrais ou faux ? », écrit-il.
Jean-Claude Katende affirme également avoir consulté les comptes X de la présidence de la République ainsi que ceux de Patrick Muyaya et Guillaume Ngefa, estimant n’y avoir trouvé aucune communication officielle sur cette affaire.
Il met en garde contre les conséquences du silence des autorités, estimant que l’absence de transparence risque d’alimenter la défiance de la population envers les institutions.
« Le peuple perd sa confiance dans les autorités et institutions opaques », soutient-il, ajoutant que le silence de la population ne signifie pas qu’elle ne suit pas la situation.
Jean-Claude Katende appelle ainsi les dirigeants à faire preuve de transparence dans la gestion de cette affaire et à fournir au peuple congolais des explications officielles sur les soupçons évoqués en Belgique.
« Le Congo est un bien qui appartient à nous tous et toutes », rappelle-t-il, estimant que les soupçons d’enrichissement illicite ou de mauvaise gestion peuvent nourrir des frustrations au sein de la population.
Il conclut en appelant les autorités à prendre au sérieux les interrogations de l’opinion publique et à communiquer officiellement sur les faits faisant l’objet des investigations en Belgique.
RTD