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Kinshasa : après le déraillement du train urbain de N'djili, le DG de l'ONATRA dénonce le comportement des riverains sur la voie ferrée

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Le déraillement, survenu mercredi 2 septembre au soir, du train urbain qui assure la liaison entre la gare centrale de Kinshasa et l’aéroport international de Ndjili, a ravivé les craintes sur la vétusté et l’insécurité des infrastructures ferroviaires dans la capitale congolaise. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, l’incident met une nouvelle fois en lumière les obstacles récurrents qui entravent l’exploitation de ce moyen de transport stratégique.

Alors que les usagers, nombreux à emprunter quotidiennement cette ligne, expriment leur inquiétude, l’Office national des transports (ONATRA) pointe un problème de fond : le manque d’appropriation, par une frange de la population riveraine, des aménagements réalisés sur la voie. Selon le directeur général de l’ONATRA, Martin Lukusa, des comportements devenus ordinaires sont directement responsables de la dégradation accélérée du rail.

« À cet endroit, situé en pleine cité, nous observons quotidiennement le passage régulier de remorques transportant du ciment, de camions, de véhicules et de motos qui déversent du sable sur la voie. Les riverains y jettent également des ordures ménagères, c’est ce qui perturbe la mobilité du rail », a-t-il déclaré à l’Agence congolaise de presse (ACP), ce jeudi 3 septembre.

Ces pratiques, en plus d’endommager les rails et les traverses, réduisent la visibilité des conducteurs et augmentent les risques de déraillement, comme celui de mercredi.

Pour la direction générale de l’Onatra, la récurrence de ces obstructions compromet gravement les investissements consentis pour moderniser le transport entre le centre-ville et la zone aéroportuaire. L’incident de cette semaine apparaît dès lors comme un signal d’alarme : au-delà des éventuelles défaillances techniques, c’est la pérennité même du service qui est menacée par l’incivisme et l’absence de mesures de protection adaptées.

« Comment garantir la sécurité du transport ferroviaire urbain si les ouvrages réalisés pour faciliter la mobilité ne sont pas protégés par ceux-là mêmes qui en bénéficient ? » s’interroge la direction de l’ONATRA.

Face à ce constat, l’ONATRA appelle à une prise de conscience collective et réclame un appui des autorités pour intensifier les campagnes de sensibilisation auprès des populations riveraines. Des mesures de signalisation et de barrières physiques sont également à l’étude pour dissuader les dépôts sauvages et les traversées illicites.

La Rédaction

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